Aujourd’hui, on a des sources de la mondialisation qui irriguent tous les pays. Je pense que l’on peut être française en étant sénégalaise – comme moi je le suis – et en étant encore autre chose, c’est-à-dire appartenir à cette grande nation mondiale qu’est l’humanité. A toute identité nationale, moi je préfère l’identité humaine. Parce que si je m’arrête simplement au sens juridique de la nationalité, je n’aurais peut-être pas beaucoup de choses en commun avec des américains ou des allemands. Donc je suis obligée d’outrepasser cette frontière administrative, juridique, pour me reconnaître en eux comme étant mes frères et mes sœurs humains. Cette nationalité-là ne considère pas l’altérité comme une imperfection, comme quelque chose à changer. Moi je prône l’addition culturelle.

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