« Il était une fois, l’aventure d’hommes et de femmes en mouvement sur une petite planète… »

La diversité génétique conditionne la survie de l’espèce. C’est elle qui permet notamment à une espèce de survivre en cas d’épidémie : si nous étions tous semblables, une simple maladie pourrait nous éradiquer tous. Dans le domaine de la diversité génétique, les populations vivant hors d’Afrique sont beaucoup plus pauvres que les Africains. À l’origine de l’humanité, l’on retrouve un groupe initial de 10 000 individus, vivant en Afrique, et possédant une diversité génétique maximale pour assurer la survie de l’espèce. Lorsque des petits groupes se sont lancés à la conquête du monde, ils n’ont emporté qu’une fraction infime de cette diversité génétique. Ainsi, l’on trouve aujourd’hui une moyenne de 20 différences dans le génome mitochondriale de deux Européens, tandis qu’elles sont de 85 entre deux Bushmen de Namibie. Ceux-ci possèdent des “superpouvoirs” : ils peuvent stocker des lipides et calibrer leur masse corporelle en fonction des ressources alimentaires à leur disposition. Ces adaptations sont spécifiques aux peuples de chasseurs-cueilleurs que l’on trouve encore aujourd’hui dans le sud de l’Afrique. De quoi nous faire réfléchir sur le concept de “développement”.

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Documentaire « L’ADN, nos ancêtre et nous ». Un film de Franck Guérin et Emmanuel Leconte, diffusé sur ARTE (en partenariat avec Doc en Stock) le 18 octobre 2011.

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